Archives pour la catégorie Éditions

Economic Score – CAC Brétigny

Deadalus_14_42

Economic Score – CAC Brétigny (2013)

La pièce Economic score consiste en la transposition d’une économie culturelle en partition. La version « CAC Brétigny, 2013 » comprend 3 tables à utiliser conjointement dans la préparation de l’interprétation.

Interprétée par l’ensemble DEDALUS, le samedi 14 décembre 2013

economic score2 economic score3

Deadalus_14_14

Sounds of silence

Sounds of silence

Sounds of silence

Disque vinyle 12’, Frac Franche-Comté / Alga Marghen, avec le soutien
des éditions Incertain Sens, 2013. Projet réalisé avec Patrice Caillet et Adam David.

« Sounds of silence » est une anthologie réunissant certains des plus intriguants morceaux de silence de l’histoire de l’enregistrement et comprend des pièces d’Andy Warhol, John Lennon, Maurice Lemaître, Sly & the Family Stone, Robert Wyatt, John Denver, Whitehouse, Orbital, Crass, Ciccone Youth, Afrika Bambaataa, Yves Klein, etc. Si tous ces morceaux ont en commun un même et unique matériau, et peuvent en cela paraître au premier abord interchangeables, ils sont en réalité on ne peut plus divers. Ainsi, oscillent-ils entre le performatif, le mémoriel, le politique, la critique, l’abstraction, le poétique, le cynisme, la blague, la technique, la promotion, l’absurde et l’indéterminé. Les morceaux choisis de cette anthologie rendent néanmoins tous compte de la spécificité de silences pensés et produits pour un médium reproductible, jouant de sa matérialité en le mettant à nu. Ils exposent et révèlent leur médium, jusque dans son usure et ses imperfections. Ce sont de simples surfaces, des spirales de sillon tournant sur elles-mêmes. Pour cette même raison, ces plages de silence se distinguent de la rupture conceptuelle opérée par John Cage avec 4’33’’. Depuis les années 1950, le silence a trouvé une place dans l’économie du disque et a connu d’innombrables appropriations. La plage de silence paraît en effet ne faire exception à aucun courant musical. « Sounds of silence » rejoue ces silences d’après leur support d’origine, conservant toutes les imperfections liées à leur matérialité propre et leur histoire spécifique, sans toutefois négliger le postulat d’une certaine satisfaction d’écoute chez l’auditeur. Cette approche documentée révèle les motivations effectives ou présumées de ces silences, tout en s’aventurant dans des correspondances ou des interférences inédites. Un disque « à jouer fort » (ou non), en tout lieu et toute circonstance : une réelle expérience auditive.

Disponible ici.

Parole au futur antérieur

couverture-parole-au-futur-anterieur

Parole au futur antérieur (2013), n° 114 juillet-août, Production CAC Brétigny

Chaque mois, les Brétignolais reçoivent Parole, « le magazine qui parle de Brétigny aux Brétignolais ». Publié par la municipalité, il présente l’actualité de Brétigny-sur-Orge à ses habitants, les rendez-vous marquants, des dossiers sur la vie de tous les jours, la politique menée par les élus, la tribune de l’opposition, les travaux en cours et les informations pratiques. À l’occasion de son numéro d’été (juillet-août 2013), la revue se voit doublée d’un facsimilé dont la particularité est d’être conjugué au futur antérieur. Ce changement de temps opère un décalage par rapport à l’actualité, en troublant la temporalité dans laquelle s’inscrit d’ordinaire un périodique. Le futur antérieur est en effet un temps singulier dans la conjugaison française, en ce qu’il réunit à la fois le futur et le passé, ce qui n’a pas encore eu lieu et ce qui est déjà révolu. En introduisant cette légère perturbation dans la lecture, Parole au futur antérieur amène les lecteurs à s’interroger sur leur rapport à cette publication, à l’actualité politique, culturelle et sociale de la ville où ils habitent.

Version PDF disponible ici.

Opinions

P1000831

Livre d’artiste publié pars les éditions Incertain Sens et le CAC Brétigny, 2013.

Ce livre reprend 50 sondages réalisés depuis le début du XXIe siècle par les principaux instituts de sondage français (BVA, CSA, IFOP, TNS Sofres, etc.), touchant aussi bien à des questions économiques et politiques que sociales et culturelles. Les pourcentages des réponses données à chaque question reconfigurent la largeur des bandes du drapeau français, en conservant toutefois ses couleurs et ses proportions (2:3) officielles. Le premier élément de réponse ou la réponse « oui » correspond à la couleur bleue ; le deuxième élément de réponse ou la réponse « non » à la couleur rouge ; au milieu, la part des sans réponses (ne se prononcent pas) équivaut au blanc. La composition de couleurs ainsi générée fait face à la question posée, distordant au gré de l’« opinion publique » cet emblème de la République française. À l’entrée « drapeau de la France » dans Wikipédia, on peut lire que pendant longtemps, les trois bandes n’avaient pas la même largeur (c’est le cas du drapeau de Paris et cet usage s’est conservé durant la révolution). Il apparaît que c’est seulement depuis Napoléon Bonaparte et sur les conseils du peintre Jacques-Louis David que la réglementation instituant des bandes de largeur égale a été établie. C’est également au XVIIIe siècle que le rôle prévisionnel des statistiques se met en place, le sondage – où « la partie peut remplacer le tout » – devenant à leur suite associé à l’idée de représentativité. L’un des paradoxes de ces sondages, d’autant plus manifeste aujourd’hui que le moindre aspect de la vie sociale ne semble pouvoir leur échapper, est qu’à la fois ils entendent livrer une opinion publique faisant office de « vérité du peuple » – qui pourtant dans son expression, sinon son calcul, reste sujette à caution –, et que dans le principe même de leurs statistiques, ils tendent à rendre, pour reprendre les mots de Jacques Bouveresse, « les individus, les idées et les événements presque complètement interchangeables ».

Orientation

orientation carte1

Orientation (2011-2013)

Cartes, 10,5 x 14,8 cm. Chaque carte reproduit une rose des vents indiquant le nord et doit être disposée de telle sorte que l’orientation soit la bonne. Des piles de ces cartes sont laissées à disposition dans différents lieux culturels, artistiques et touristiques, tels des flyers d’orientation.

IMG_1178bis

Bulletin d’abonnement

bd'2 30x32cm

Bulletin d’abonnement (2013), revue réalisée avec Marie Boivent

Chaque numéro de la revue prend la forme d’un simple bulletin d’abonnement, permettant de se réabonner pour le numéro suivant. Les numéros sont en fait constitués de bulletins d’abonnements “empruntés” à des revues qui n’en ont plus l’usage puisqu’il s’agit à chaque fois du bulletin diffusé dans ce qui s’est trouvé être leur dernier numéro. Le bulletin d’abonnement repris correspond en outre au numéro de la livraison dans lequel il a paru (Bd’A n°1 emprunte le bulletin d’une revue n’ayant eu qu’un numéro ; Bd’A n°2, celui d’une revue n’ayant eu que deux numéros, etc.).

La revue « Bulletin d’abonnement » s’arrêtera à son tour dès lors qu’il n’y aura plus aucun abonné.

Éditions provisoires. Plus d’infos ici.

« There’s A Riot Goin’ On » Project

volume 9.1

« There’s A Riot Goin’ On » Project (2013)

There’s A Riot Goin’ On est un morceau absent du disque éponyme de Sly & the Family Stone paru en 1971. Simplement indiqué par son titre sur la pochette, il laisse entendre dans son mutisme une révolte dégagée de tout manifeste, qui semble ne pouvoir poindre que dans les interstices.

Le projet « There’s A Riot Goin’ On » consiste en une « reprise » disséminée de ce morceau inexistant. Diffusé par emails, inserts dans des magzines de musiques populaires et autres publications, il invite tout musicien qui le souhaite à insérer ce titre, « There’s A Riot Goin’ On », parmi la liste des morceaux d’un (ou plusieurs) de ses disques à paraître. Cet ajout ne doit être que textuel, c’est-à-dire ne concerner que la pochette et/ou le livret du disque, sans aucune explication, ni crédit concernant le projet – simple insert anonyme au slogan discret.

L’insert a été publié dans Volume !, n° 9.1, 2013 ; Revue et Corrigée, n° 95, mars 2013 ; Wire, n° 352, juin 2013 ; Metallian, n° 78, juillet 2013 ; Wax Poetics, n° 56, août 2013 ; Nero, n° 33, automne 2013.

IMG_1100