Archives pour la catégorie Performances

Economic Score – Der Canaletto-Blick

Economic Score – Der Canaletto-Blick (2017)

La pièce Economic score consiste en la transposition d’une économie culturelle en partition. La version « Der Canaletto-Blick » comprend 3 tables à utiliser conjointement dans la préparation de l’interprétation. Elle reprend le budget de Kunst am Bau Projekt (commissariat Pierre Bal-Blanc et Kathrin Rhomberg), Erste Campus, Vienne.

Interprétée par Petra Samhaber-Eckhardt (violon), Nina Pohn (violon), Katharina Pöttinger (alto) et Peter Trefflinger (violoncelle), le 23 janvier 2017. Direction et répétitions, Rupert Huber. Le concert comprenait également deux cantates de J.S. Bach sur la dette, entourant la composition et interprétées par un ensemble baroque.

The piece Economic Score – Der Canaletto-Blick set the art in architecture project budget to music in a score whose notes were interwoven and concentrated according to how the money spent on the project was allocated and the frequency with which payments were made.

Credits: © Erste Group Bank AG; Foto Niko Havranek

Economic Score – Soleil politique

Economic Score – Soleil politique (2014)

La pièce Economic score consiste en la transposition d’une économie culturelle en partition. La version « Soleil politique, 2014 » comprend 3 tables à utiliser conjointement dans la préparation de l’interprétation. Elle reprend le budget de l’exposition Soleil politique (commissariat Pierre Bal-Blanc), Museion, Bolzano, 26/09/2014 – 11/01/2015.

Interprétée par l’ensemble Air-Borne, le mercredi 29 octobre 2014.

The work Economic Score transposes a cultural economy into a musical score. For the version Economic Score: Soleil politique, the exhibition budget, including production costs and private financial support, has been transcribed as a musical score. The score will be performed on October 29, 2014, during Bolzano’s Festival of Contemporary Music. The work refers to aspects of social and economic life that, given their immaterial nature and omnipresence, escape direct perception and yet nevertheless dictate and mold attitudes, discourses, social relations, and daily activities. The ideological imprint of material production is appropriated as a medium in order to investigate the tensions of social space, along with the relation between aesthetic perception and the economic activities that govern it.

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Economic Score – CAC Brétigny

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Economic Score – CAC Brétigny (2013)

La pièce Economic score consiste en la transposition d’une économie culturelle en partition. La version « CAC Brétigny, 2013 » comprend 3 tables à utiliser conjointement dans la préparation de l’interprétation.

Interprétée par l’ensemble DEDALUS, le samedi 14 décembre 2013

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Brutalised Aesthetics

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Brutalised Aesthetics (2010)

Projet réalisé avec Mattin, prenant la forme d’une réfexion sur la démocratie à travers un documentaire sur les révoltes de concert auquel s’associent des actions performées.

« À l’époque, […] il revenait à des hommes qui s’occupaient d’éducation d’écouter l’exécution de ces pièces en silence jusqu’à la fin, tandis que les enfants, leurs pédagogues et la masse du public étaient ramenés à l’ordre par le bâton du service d’ordre. Voilà donc suivant quel type d’ordonnance la masse des citoyens acceptait d’être contrôlée en ces matières sans avoir l’audace de faire du tapage pour exprimer son jugement. Par la suite cependant, à mesure que le temps avançait, apparurent des compositeurs qui commencèrent à violer les règles dans le domaine des Muses […] ils répandirent sur le compte de la musique ce mensonge suivant lequel en musique il n’y avait aucune place pour une quelconque rectitude et que c’est le plaisir de celui qui y trouve sa jouissance, que celui-ci fût meilleur ou pire, qui décidait avec le plus de rectitude. À force de composer de telles œuvres, et d’y ajouter des paroles de ce genre, ils inculquèrent au grand nombre la désobéissance aux règles dans le domaine des Muses, et l’audace de se croire des juges compétents. La conséquence fut que le public du théâtre qui jadis ne s’exprimait pas se mit à s’exprimer, comme s’il s’entendait à discerner dans le domaine des Muses le beau du laid ; et à une aristocratie dans le domaine des Muses se substitua une “théâtrocratie” dépravée. Et si encore c’eût été une démocratie limitée à la musique et composée d’hommes pourvus d’une culture libérale, ce qui est arrivé n’eût en rien été aussi terrible. Mais ce qui à ce moment-là commença à s’installer chez nous à partir du domaine des Muses, ce fut l’opinion que tout homme s’entendait à tout et qu’il pouvait se mettre en infraction ; et la licence suivit. […] Tout de suite après cette liberté en vient, selon toute vraisemblance, une autre, celle qui refuse d’être l’esclave de ceux qui représentent l’autorité, puis une autre encore, celle qui refuse d’être l’esclave d’un père, d’une mère et des gens plus âgés et d’accepter leurs remontrances. Lorsque l’on approche de la fin du parcours, on cherche à ne pas obéir aux lois […] » Platon, Les Lois.

Production CAC Brétigny